La réaction de Stop Homopobie
Une alerte pour les droits humains
Cette évolution constitue un recul majeur. STOP homophobie dénonce une atteinte grave aux libertés fondamentales et rappelle que ce type de législation produit des effets immédiats sur les personnes concernées.
L’organisation met en garde contre une hausse des risques d’arrestations, de violences et de marginalisation. Dans un pays où les personnes LGBT+ vivent déjà majoritairement dans la discrétion, cette réforme pourrait renforcer encore leur invisibilisation.
STOP homophobie souligne également la dimension politique de ces mesures, adoptées dans des périodes de transition où les droits des minorités peuvent devenir des marqueurs idéologiques.
L’association rappelle enfin un principe fondamental : nul ne devrait être poursuivi ou emprisonné en raison de son orientation sexuelle ou de son identité de genre.
Un paysage mondial contrasté
À l’échelle internationale, les situations restent très disparates. Plusieurs États ont engagé des processus de dépénalisation, tandis que d’autres maintiennent ou renforcent des dispositifs pénaux sévères.
Selon les organisations de défense des droits humains, 66 pays criminalisent encore les relations entre personnes de même sexe. Dans certains cas, les sanctions peuvent aller jusqu’à la réclusion à perpétuité, voire la peine capitale.
Dans ce contexte, la décision nigérienne illustre un nouveau durcissement dans certaines régions du monde, en contraste avec les avancées observées ailleurs.
Lire l'article de Valencine Monceau sur Stop Homophobie.
Niger. L’homosexualité criminalisée avec de lourdes peines de prison

