"Le sida m'évoque le passé" : les jeunes gays, entre manque d'information et héritage communautaire

Romain Moor sur Têtu en date du 09 décembre 2025 à 13h26

Mains tenant un médaillon VIH aux couleurs de l'arc-en-ciel

Alors que les fausses croyances sur le VIH persistent au sein de la Gen Z, des jeunes gays et bisexuels nés après 1997 témoignent de leurs représentations complexes du virus à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida du 1ᵉʳ décembre.

Idées reçues, manque d’informations, banalisation, sentiment d’invulnérabilité, sérophobie… Régulièrement, études et sondages alertent sur le rapport des jeunes au VIH-sida. En mars 2025, un sondage OpinionWay pour Sidaction portant sur les 15-24 ans montrait ainsi un important recul des connaissances sur le virus et ses modes de transmission. Publiée le 25 novembre 2025, une étude de Santé Publique France alerte quant à elle sur une hausse du nombre de nouveaux diagnostics chez les jeunes : les découvertes de séropositivité ont augmenté de 41 % chez les 15-24 ans sur la période entre 2014 et 2023.

Préoccupants, ces chiffres, qui concernent particulièrement des personnes nées en Afrique subsaharienne, reflètent avant tout la précarité sanitaire des jeunes migrant·es, contaminé·es avant ou après leur arrivée en France. Dans le même temps, chez les jeunes hommes gays et bisexuels nés dans l'Hexagone, le nombre de nouveaux diagnostics s'est quant à lui stabilisé. Cette stabilisation – alors que l'on espérait évidemment une baisse – s'explique par un accès limité des 18-21 ans à la prévention. D’après une étude de Santé Publique France portant sur l'année 2023 et publiée fin novembre 2025, 43 % des jeunes gays et bisexuels de cette tranche d'âge ne parlent pas de prévention du VIH avec leur médecin et 46 % n’ont pas fait de test VIH au cours de l’année. En outre, leur recours à la PrEP reste faible – seuls 8 % d'entre eux la prennent.

Derrière ces chiffres, des représentations du VIH parfois complexes et contrastées. Nés après le pic de l’épidémie et l’invention des premières trithérapies, des jeunes hommes gays et bisexuels issus de la Gen Z ont témoigné, pour têtu·, de leur rapport à la prévention et de la trace de l'épidémie dans la mémoire communautaire.

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