Javier Ponce Gambirazio, être archiviste marica au Pérou

Par Entrevue réalisée par François Bellemare sur Fugues en date du 14 juillet 2026 à 12h59

page couverture du livreNé en 1967 à Lima et déjà auteur de 14 romans, l’auteur explique le titre de son livre Crónicas maricas, aux éditions Planeta de Libros : «Depuis longtemps circule en espagnol le mot maricón, désignant péjorativement un homme efféminé, faible, peureux; et par extension un homosexuel – alors que face à l’homophobie de jadis, il nous fallait être tout sauf peureux ! Puis au début du XXe siècle en est découlé le surnom marica, forgé au sein même de la communauté en une volonté de saisir cette insulte pour la retourner comme un gant, en un usage ironique au ton revendicateur. C’est le terme qu’enfant, j’entendais des ainés de la communauté… bien que les médias d’alors ne parlaient d’homosexualité que dans leurs sections de faits judiciaires : assassinats entre amants, scandales pédophiles, etc. »

Que s’est-il passé au XXe siècle pour que les homosexuels puissent passer du péché au crime, puis du crime à la pathologie, enfin de la pathologie à incarner une nouvelle mode ?

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