François.se, sortie du film au Québec

Charles Rioux Radio-Canada, Silvia Galipeau La Presse, Anne-Frédérique Hébert-Dolbec Le Devoir, Maxime Demers TVA, Martin Grenier Fugues. en date du 06 juillet 2026 à 16h57
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Le film François.e est actuellement à l'affiche dans les cinémas partout au Québec depuis le 1er juillet 2026. Aucune date n'est annoncée pour sa projection en France.

Il fait l'objet d'une grande couverture médiatique avec des critiques très positives. Voici quelques extraits.

  • François.e : un premier film québécois grand public sur la transidentité. Charles Rioux, Radio-Canada.

    La bande-annonce de François.e avait soulevé un tollé sur les réseaux sociaux lors de son dévoilement en avril dernier, provoquant l’indignation de certaines personnes trans. Louis Morissette et Pascale Drevillon, actrice trans qui incarne la protagoniste Sarah, n’ont pas été vraiment étonnés de voir cette réaction. 

    La vérité, c’est que c’est compréhensible, parce que c’est une communauté qui a été violentée de différentes façons à travers les années. Et là, tu vois Louis Morissette avec une perruque, maquillé, qui va aller jouer une personne trans…, explique celui qui incarne le rôle de François, qui doit devenir Françoise après avoir coché cyniquement la case « transgenre » dans un formulaire pour faire accepter son projet.

    Mais nous venons en paix, venez voir le film et on va en discuter après. Jusqu’ici, ''l’après'' se passe plutôt bien, poursuit-il, évoquant les premières réactions des personnes qui ont vu le film en amont de sa sortie officielle.

    Aussi sur Radio-Canada (Julie Larouche, Ohdio) Faire œuvre utile : le pari réussi du film François.e.

  • « Baveux » pour une bonne cause. Silvia Galipeau, La Presse.
    La prémisse de François.e est « populiste », transpire l’« irrévérence », et le personnage est « baveux » à souhait. C’est précisément ce qui a séduit Louis Morissette, le producteur, et donné envie à Louis Morissette, l’acteur, d’embarquer dans le projet. Pour l’amener plus loin, surprendre tout le monde, et finalement faire « œuvre utile ».

    Toute l’équipe de la nouvelle comédie dramatique François.e, produite par Louis Morissette et Jean-Philippe Drolet (KO24), avec Louis Morissette dans le rôle-titre, était réunie lundi, à quelques heures de la grande première montréalaise. Et toutes les personnes interrogées ont insisté sur ce point : malgré les apparences, François.e devrait créer « des ponts », qui sait, ouvrir quelques esprits, à tout le moins faire réfléchir, « dans la bonne direction ». À quoi ? À la différence en général, et la réalité des personnes trans en particulier.


    PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE. Gabrielle Boulianne-Tremblay, Louis Morissette,
    Pascale Drevillon, Jean-François Léger, Geneviève Schmidt, Jean-François Asselin et Robin Aubert

  • «François.e» : un projet trans-formateur. Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir.

    « Es-tu fou ? » C’est la réponse qu’a offerte Louis Morissette à son complice des vingt dernières années, le scénariste Jean-François Léger, lorsqu’il lui a proposé l’idée derrière le scénario du film François.e.

    C’est que, on le constate assez rapidement, le projet avait de quoi attirer les foudres de la droite, de la gauche, du milieu et des indécis, et comprenait une belle sélection d’écueils de la taille d’un trou noir.

    François (Louis Morissette), un scénariste, blanc, la cinquantaine, rongé par l’amertume, attribue sa carrière déclinante aux quotas qu’imposent les diffuseurs afin de refléter la diversité de la société québécoise. Désabusé et en colère, il coche par cynisme la case « transgenre » dans le document de demande de financement de sa nouvelle série, espérant augmenter ses chances d’être retenu.

    Quand son escroquerie fonctionne, et que son projet est accepté, François se retrouve malgré lui à devoir incarner Françoise, et à prétendre qu’il est désormais une autrice en transition. Le prix à payer sera toutefois beaucoup plus grand qu’escompté…

    « Avec Jean-François, on savait qu’on ne pouvait ni lui ni moi aller au bout de l’écriture de ce projet sans l’apport d’une personne trans, explique l’acteur, également producteur du film. J’ai pensé à l’écrivaine trans Gabrielle Boulianne-Tremblay (La fille d’elle-même [Marchand de feuilles, 2021], La fille de la foudre [2025]). On a travaillé, on a discuté, et on s’est dit : ça se peut. »

    Aussi sur Le Devoir : «François.e»: l’humour, ce fabuleux pont.

  • Critique du film «François.e»: une belle surprise. Maxime Demers, TVA.

    Cette comédie dramatique s'avère un divertissement à la fois efficace, pertinent et profondément humain.
    Réaliser une comédie sur un sujet aussi délicat que la transidentité représentait un pari risqué, voire périlleux. Les auteurs du film François.e ont su relever le défi en livrant un divertissement grand public, sensible et bienveillant.

  • Comment bien représenter la communauté trans à l’écran. Martin Grenier, Fugues.

    Plusieurs semaines avant la sortie, l’affiche du film (qui montre Louis Morissette en femme) et les premières secondes de la bande-annonce ont fait réagir la communauté, surtout en France. Certaines personnes ont notamment sourcillé en voyant un acteur cisgenre dans le rôle-titre d’une femme trans.

    Gabrielle Boulianne-Tremblay rappelle qu’il faut bien saisir l’intention derrière tout ça : « Notre mission, avec ce film-là, c’est de prendre le spectateur avec ses idées préconçues et de l’amener ailleurs, explique la coscénariste. C’est un film qui parle de la vision cisgenre à propos de la réalité trans; de comment le personnage de François va être confronté à ses propres préjugés, à une réalité qu’il ne connaissait pas du tout et se remettre en question, mais jamais dans la moquerie. »


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